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Culture - Août 2023

Partners for justice (série coréenne, 2018)

Résumé

Une procureuse débutante est confrontée et amenée à collaborer avec un médecin légiste bourru sur fond de corruption institutionnelle.

Titre original 검법남녀; (Geombeomnamnyeo, Investigation Couple), Scénario : MIN Ji-eun, WON Young-sil, JO Won-ki, Réalisation : NO Do-cheol, Avec : JUNG Jae-young, JEONG Yu-mi, PARK Eun-seok, Oh Man-seok, No Min-woo, LEE Yi-kyung, LEE Stephanie, KANG Seung-hyun, KO Kyu-pil, NOH Susanna, JOO Jin-mo, Song Young-gyu, PARK Jun-gyu, PARK Hee-jin, KIM Young-woong, AHN Suk-hwan, LEE Do-Guk, KIM Ki-moo, MIN Pil-joon, YOON Ji-min, PARK Ji-il, KIM Do-hyun.

Série coréenne judiciaire très réussie sur une procureuse débutante un peu casse-pieds, EUN Sol. Au second plan, la forte dépendance à la hiérarchie du parquet local me semble expliquer la corruption institutionnelle récurrente. Ce thème, utilisé comme argument de fond des nombreuses séries du genre, me semble quand même une facilité de scénario.

Par contre, les enquêtes sont bien construites et très denses avec de nombreux rebondissements subtils. Le légiste BEAK Beom est un virtuose de l'autopsie et de l'obstination, qui n'ont d'égal que son mauvais caractère. Il est surnommé d'emblée « Baek le grincheux » par la procureuse (dans les sous-titres). Je pense que « bourru » aurait pu être une meilleure traduction. Les nombreux seconds rôles bien construits apportent toujours un intérêt supplémentaire à une fiction, comme c'est le cas ici.

L'intérêt de la série me paraît aussi dû plus généralement au fait que les personnages ne sont pas toujours sympathiques. Comme dans les autres séries coréennes, on se demande aussi parfois si les comportements sont réalistes ou recherchent un effet comique, sur le mode caractériel de Louis de Funès. Les Coréens extériorisent aussi pas mal leurs émotions malgré la retenue imposée par les codes sociaux. Le fond dramatique du propos n'exclut pas non plus le mélange des genres assez fréquent. D'ailleurs, les codes sociaux locaux rigides sont ici assez systématiquement transgressés. Mais ils restent le cadre général assez détestable la plupart du temps, malgré une certaine latitude prise par les personnages cette fois-ci. On peut le constater dès le début dans une sorte de bizutage raté de la procureuse.

Même si les affaires sont quand même trop personnelles et si la deuxième saison vire un peu au complotisme (le fond de corruption), l'ensemble s'en sort très bien, sans les longueurs fréquentes dans d'autres séries coréennes. Particularité originale, sans doute pour augmenter le suspense, les histoires finissent au milieu d'un épisode et une autre affaire commence un peu avant la fin. Assez subtilement aussi, la seconde saison ne finit pas par un happy end qui verrait la victoire totale des gentils sur les méchants. J'y vois une nouvelle virtuosité de scénariste qui nous promet peut-être une suite.

Jacques Bolo

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