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Religion / Politique / Éducation / Références - Janvier 2021

Georges Clemenceau, L'Église, la République et la Liberté (1903)

Nouvelle parution aux éditions Lingua Franca : Georges Clemenceau, L'Église, la République et la Liberté (1903), Janvier 2021, éd. Lingua Franca, Paris, 110 p. (11 €)

Ces textes de Clemenceau au Sénat (L'église, la République et la Liberté) et dans la presse (« Toute la liberté », « La thèse de Jaurès », « Croire ou savoir », « L'école et la liberté ») argumentent contre l'influence de la religion dans une période où régnait encore le Concordat napoléonien malgré les avancées de la laïcité à la fin du XIXe siècle. La loi postérieure de 1905 consistera principalement dans l'abolition de ce Concordat et du règlement de la question des biens de l'Église qui devait en découler.

Dans son intervention au Sénat, Clemenceau attaque le maintien des privilèges de l'Église catholique issus du Concordat défendu par les adversaires de la laïcité au nom de la liberté, ce que réfute Clemenceau. Mais comme Clemenceau plaide également pour la liberté de l'enseignement, ses textes ont bien préparé la loi de 1905. On constate au passage que les débats du parlement étaient alors des conférences de haute tenue intellectuelle.

Le texte « Toute la liberté » critique Waldeck-Rousseau, président du Conseil, à propos de l'influence des congrégations et prône leur interdiction, mais Clemenceau défend le maintien des associations charitables et de l'enseignement religieux en pariant sur la liberté. Le texte suivant répond aux objections de Jaurès sur le sujet, en particulier contre l'idée d'une vérité enseignée à un public captif par le seul État.

« Croire ou savoir » oppose les difficultés de l'acquisition de la science et les facilités de la croyance, mais tolère l'enseignement libre malgré le risque d'endoctrinement. Clemenceau vise plutôt ici l'hypocrisie bourgeoise laïque qui choisit les écoles privées par arrivisme. Il précise aussi sa pensée dans « L'école et la liberté. »

On constate que les débats contemporains retrouvent ces questions et ces stratégies opposées selon les camps.

Georges Clemenceau (1841-1929) fut anticlérical et anticolonialiste, briseur de grèves comme ministre de l'Intérieur, sénateur (1902-1920), président du conseil (1906-1909 et 1917-1920), avant de jouer le rôle qui lui a valu le surnom de « Père la Victoire » pendant la Première Guerre mondiale.

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Georges Clemenceau, L'Église, la République et la Liberté (1903), Janvier 2021, éd. Lingua Franca, Paris, 110 p. (11 €)

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